Le feu ravage les Landes, le Var, la Forêt de Fontainebleau. L’été est une longue et sans précédent suite de canicules.
Surprise ? Non. Voilà des événements annoncés depuis longtemps comme probables, non seulement par la majorité des spécialistes, mais tout simplement par le bon sens : chaque été des dernières décennies a vu les feux de forêt et les épisodes caniculaires croître. en nombre et en intensité.
Qu’ont préparé ou anticipé les autorités publiques, plus exactement ce qu’il en reste : rien ou presque.
NI renforcement des moyens humains et matériels des services de lutte contre les incendies, pas plus que des services des eaux et forêts. Pas de travaux préventifs dans les forêts.
La lutte contre le réchauffement climatique ? Vingt ans de perdus dans l’énergie nucléaire, fleuron français, et axe essentiel pour produire une énergie bon marché et au bilan carbone nul.
La faillite française apparaît à nouveau, comme à chaque crise importante, comme globale.
En s’abandonnant à la logique impitoyable du tout-marché, on a laissé filer la production et les investissements français dans les pays à bas coût de main d’œuvre.
A une idéologie écologiste à contre-sens, à la soumission aux intérêts allemands tournés vers les énergies fossiles et le gaz russes, à l’abandon de toute pensée stratégique sur le moyen et long terme, s’ajoute maintenant la faillite des finances publiques.
Pendant quarante ans, l’endettement public n’a servi qu’à atténuer les effets désastreux de la délocalisation de nos moyens de production à l’autre bout du monde. Aide sociale pour faire face au chômage de masse et à la compression des salaires, aide aux entreprises pour qu’elles ne sombrent pas trop vite. Cette course à l’abime est désormais devenue impossible. L’état est au bord de la cessation de paiement.
Dans la même période, la France est devenue l’un des premiers pays au monde pour la rentabilité de l’investissement financier et spéculatif et où l’écart de richesse entre les plus pauvres et les plus aisés s’est le plus massivement creusé.
Faut-il en rajouter : effondrement de l’autorité publique ans tous les domaines : sécurité, immigration, éducation…
Qu’il pleuve ou qu’il fasse trop chaud, qu’il se passe ceci ou cela, dans un sens ou dans l’autre, la faillite des politiques publiques menées depuis des décennies est totale.
Le macronisme, archétype de l’escroquerie politique , s’est présenté comme une alternative aux vieux partis de gouvernement alors qu’il en a synthétisé toutes les erreurs.
En 2027, il faut en tirer toute la conséquence : aucun des partis qui ont soutenu de près ou de loin cette politique du désastre ne doit désormais continuer à diriger notre pays.